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Contes et légendes Polynésiennes

Contes et légendes polynésiennes Haakakai te henua enana
Clé de voûte de la mythologie marquisienne et reflet de l'âme d'un peuple, cette légende raconte sur un mode allégorique la création des îles Marquises.
A l'aube de l'humanité, deux divinités, Oatea et Atuana, régnaient sur l'immensité océanique. Un jour, Atuana émit le voeu de vivre dans une maison. Oatea, son époux, ne sut que faire. Il se résolut à recourir aux pouvoirs divins qui étaient en lui et promit à Atuana d'achever la maison avant le lendemain à l'aube.
Il se livra alors à des incantations et choisit un emplacement pour la future maison. Il commença en dressant deux poteaux et s'exclama : "Voici Ua Pou !". Il prit ensuite une poutre faîtière qu'il posa sur les deux poteaux. Après l'avoir attachée avec des cordes en fibres de coco, il dit : "Voici Hiva Oa !". Il poursuivit son travail d'assemblage. En installant les chevrons, il dit : "Voici Nuku Hiva !". Il confectionna ensuite la couverture de la maison avec neuf palmes de cocotier et s’écria : "Voici Fatuiva !". Pour enfouir les résidus végétaux qui jonchaient le sol, il creusa un trou.
Atuana devina le scintillement de l'aube à l'horizon. "C'est Tahuata !", clama alors Oatea. Et Atuana d'ajouter : "Le chant de l'oiseau du matin se fait entendre !". Otea répondit : "Voici Mohotani !". Il jeta vite les déchets dans le trou et prononça : "Voici Ua Huka !". Dans un dernier souffle, sentant ses pouvoirs divins le quitter avec le lever du soleil, il murmura : "Voici Eiao !".
Ce mythe fondateur assimile la création de l'archipel à l'érection d'un hae (maison). Il ne concerne que les îles qui furent jadis habitées. Mohotani et Eiao ne le sont plus.


Huahine
Un jeune guerrier trouva au nord de Huahine une princesse nommée Motu Hiva. Elle s'était échouée là, sur la plage à l'intérieur d'un grand tambour sacré. Ils se marièrent et eurent dix fils, qui donnèrent leurs noms aux dix districts de Huahine.
La légende raconte que Hiro, dieu des voleurs, coupa avec sa pirogue l'île de Huahine en deux et aurait laissé des traces comme sa pagaie au fond de la baie de Maroe, et son sexe, un rocher dressé vers le ciel exactement en face du pont qui relie les 2 îles. C'est pour cela que l'île est désormais séparée en deux : Huahine nui et Huahine iti.
Aux temps anciens, à l'occasion des cérémonies de sacrifice, une déesse était chargée de désigner une victime. En réalité, elle était opposée aux sacrifices. Elle recourut à une ruse. Un jour, elle désigna volontairement une femme qui avait ses menstruations. Sur l'autel, les serviteurs du prêtre, au moment de frapper la tête, furent éclaboussés par le sang de la femme impure. Le prêtre décida alors d'épargner les femmes. Depuis lors, les femmes de Huahine furent sauvées. D'où l'origine du mot Huahine : le sexe de la femme ou le paradis des femmes (car il y a plus de femmes que d'hommes).

Noix de coco
Une des légendes polynésiennes expliquant l'origine de la noix de coco :
Contes et légendes polynésiennes Il était une fois une très belle princesse, fille du Soleil et de la Lune, nommée Hina. Elle était si belle que des éclairs de lumière émanaient de son corps diaphane. Elle fut promise en mariage au roi du lac Vahiria qui n'était autre qu'une énorme et repoussante anguille. Hina s'enfuit et se mit sous la protection du grand Maui, qui arrêta et régla le Soleil. De la falaise de Vairao, ils aperçurent l'anguille qui venait chercher Hina. Maui jeta son hameçon et s’écria : "De mon fief, aucun roi ne peut s'échapper, il deviendra nourriture pour mes dieux". L'anguille avala l'appât et l'hameçon, fut capturée et décapitée. Maui l'enveloppa dans un morceau de tapa et la donna à Hina, lui recommandant de ne poser le paquet à terre qu'arrivée chez elle : "La tête de l'anguille renferme de grands trésors pour vous". Hina oublia le paquet sur le sol. Le tapa se détacha et la tête de l’anguille, fixée sur le sol, se couvrit de jeunes pousses pour devenir le premier cocotier.
Selon cette même légende, on retrouve sur la noix de coco les marques de la tête d'anguille. deux dépressions symétriques correspondent à l'emplacement des yeux, une dépression médiane, à la bouche. Lorsque la noix tombe de l'arbre, les yeux servent à guider sa chute ! Les noix de coco auraient aussi pour origine des crânes humains qui auraient germé dans un cimetière, produisant les trois premiers cocotiers.

Raiatea
Il y a très longtemps vivait un guerrier originaire de Tahiti qui avait pour nom Atea. Respecté pour son courage et sa vaillance, Atea entendit parler de la reine d'Opoa, Rai, dans l'île de Havai'i Nui. Ses proches lui vantaient sans cesse la grâce et l'élégance de la souveraine. Un jour, il décida de partir pour l'île sacrée. Dès qu'il vit Rai, il en tomba profondément amoureux. La reine, n'étant pas insensible aux charmes d'Atea, lui rendit cet amour ; ils s'aimèrent et devinrent amants. Un enfant allait bientôt naître de cette union. Mais Atea dut repartir pour Tahiti. Il demanda à sa bien-aimée d'accéder à un dernier souhait : "Si c'est un garçon, Atea devra être son nom. S'il s'agit d'une fille, tu l'appelleras Rainuiatea". Ce fut une fille, qui devint reine à son tour. Lorsqu'elle eut atteint l'âge de raison, elle renomma Havai'i Nui en Raiatea, Rai en souvenir de sa mère et Atea à la mémoire de son père qu'elle n'avait jamais vu.
Bora Bora
En Tahitien Bora Bora signifie "né le premier". Selon la légende Bora Bora (prononcer "Pora Pora") aurait été la première à surgir des eaux après l'île sacrée, Raiatea.

Tatouage
Selon une tradition locale, la pratique du tatouage serait d'origine divine : durant le Po' (période obscure), elle aurait été créée par Mata Mata Arahu (qui imprime avec du charbon de bois) et Tu Ra'i Po' (qui réside dans le ciel obscur), les deux fils du dieu Ta'aroa.
Ces deux dieux et avec Taere, un dieu d'une grande habilité et Hina Ere Ere Manua (Hina au caractère impétueux), la fille aînée du premier homme, Ti'i et de la première femme, Hina faisaient partie du groupe des artisans.
Pour préserver sa virginité, Hina Ere Ere Manua fut recluse dans un endroit clos, sous la surveillance de sa mère. Les deux frères décidés à la séduire, inventèrent le tatouage et s'ornèrent du motif appelé "Tao Maro" et réussirent à l'arracher du lieu où elle était jalousement gardée, car poussée par le désir de se faire tatouer, Hina Ere Ere Manua réussit à tromper la surveillance de sa mère et fut tatouée.

Vaiete = Papeete ?
Vaiete ou Vai'ete (l'eau qui jaillit) pourrait être l'ancien nom de Papeete, vai signifiant eau, tout comme pape. Mais, le mot serait devenu “tapu” (interdit), car la coutume appelée “pi'i” interdisait autrefois l'usage d'un terme faisant partie du nom d'un chef (il pourrait s'agir du chef Vaitua). Dès lors, Vai aurait été remplacé par pape pour donner le nom de la ville de Papeete.
Ce qui explique aussi la fontaine de la place Vaiete, l'eau qui jaillit : quelle meilleure illustration que cette fontaine. Vaiete a donc retrouvé tout son sens !
Origine du nom Tipaerui
Tipae (arrivés) rui (le soir) ou selon l'ancien terme, Tipae Po (la nuit), tiendrait son nom du trajet à effectuer pour venir du district. En partant le matin en pirogue, les habitants de la presqu'île arrivaient en effet à Tipaerui, à la nuit tombée.

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